poésie

Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 23:43

Je me rends compte que je n'ai plus rien publié depuis un an...Pourtant,je n'ai pas été inactive. J'ai présenté 5 fois le spectacle poetico-musical "En vers et contre tout". Samedi dernier c'était au profit de l'Unisep qui a pu avoir une somme rondelette. Double challenge reussi: satisfaire le public et oeuvrer pour l'UNISEP. J'ai eu d'excellents retours qui ne me donnent qu'une envie: continuer!!!

Et j'ai un projet littéraire mais chut!!! Je n'en dis pas plus pour l'instant!!!

Par vero - Publié dans : poésie
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 11:29
2 vidéos Youtube du spectacle "La vie en vers" comprenant certaines poésies du livre;
Déjà petit
http://www.youtube.com/watch?v=McDGeYwesro&feature=related
Dans le halo
http://www.youtube.com/watch?v=WouUKSIw_3c
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 17:47
En hommage à ma chère petite mamie, disparue y'a preque 7 ans déjà...

LUCIENNE

T’en as eu des soucis Lucienne

T’en as connu, Lulu, des peines

T’as fait un mariage arrangé

Avec le fils d’un banquier

Tu allais apprendre à l’ aimer

Puisque c’était bien obligé

Et tu as fait de ton mieux

Vous en étiez même heureux

T’en as eu des soucis Lucienne

T’en as connu, Lulu, des peines

Mais le pauvre homme était malade

Et t’as du faire des escapades

A Paris où on le soignait

Mais très vite le mal a gagné

Très jeune veuve tu t’es retrouvée

T’avais un enfant à nourrir

Et la guerre vous faisait frémir

T’en as eu des soucis Lucienne

T’en as connu, Lulu, des peines

Mais t’as tenu le coup

Et tu as échappé aux loups

 

 

 

 

 

C’était le début d’une trêve

T’as rencontré l’homme de ta vie

Celui dont tu avais envie

Celui qui t’aima pour la vie

Vous avez eu une petite fille

Vous formiez une belle famille

T’en as eu des soucis Lucienne

T’en as connu, Lulu, des peines

L’histoire a recommencé

A devenir compliquée

Quand ton grand fils disparu

A gros sabots est revenu

Te faisant croire qu’il t’aidait

Il t’as en fait déplumée

Et jusqu’au dernier centime

Et tu lui payais ta dîme

T’en as eu des soucis Lucienne

T’en as connu, Lulu, des peines

Le plus révoltant dans l’histoire

C’est qu’à peine au reposoir

En banque, il a vidé ton compte

Et c’est pire qu’un mauvais conte

Il a bien sûr encaissé

Les primes qu’il t’a signées

T’en as eu des soucis Lucienne

T’en as connu, Lulu, des peines

 

 

 

Maintenant que t’es au paradis

Tu as finalement compris

Qu’au-delà de tes ennuis

Tournant le dos à tes soucis

On t’aimera pour la vie éternelle, mamie…


Texte protégé 

 


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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 16:50
Et j'entends déjà leur fille répondre:

LEUR FILLE

Il parait que je suis née

Là- bas où les gens sont bronzés

Là- bas où il fait toujours chaud

Là- bas où le paysage est beau

Il parait que j’ai pris l’avion

Pour la première fois à 15 jours

Une couverture sous le menton

Entourée de deux bras d’amour

Il parait aussi que papa

Et maman ne pouvaient pas

Avoir d’enfant alors pourquoi

Je suis là moi, je suis leur fille

Je suis bien leur seule famille

Pourtant moi, j’ai neuf grands frères

Et j’en suis quand même très, très fière

Mais eux n’ont pas les mêmes parents

Et j’ sais pas où est leur logement

Maintenant, j’ai dix ans

Et je sais bien comment

On fabrique les enfants

Alors, je me demande

Est-ce- que j’ai deux mamans ?

Faudra- t- il que je le quémande ?

Maman m’a dit qu’à Tahiti

Elle m’avait vue dans l’utérus

D’une dame appelée Marie- Lotus

Tout s’éclaire et j’ai de l’amour

Plein le cœur et la maison

J’ai de la chance et pour toujours

J’ai oublié mon premier nom

Pourtant, mes racines sont là-bas

Je ressemble à une vahiné

Et pas à un p’ tit blondinet

Ca fait d’ moi une déracinée

J’suis d’ partout et d’ nulle part

Je viens d’un monde à part

Mais merci mes parents

D’avoir eu, pour tout l’ temps

L’amour, la force d’être venu me chercher

Malgré l’ société d’être v’ nu m’adopter

Et d’avoir traversé la terre

Pour être v’ nu me cueillir telle une rose

Presque pas encore tout à fait éclose

Et grâce à tout ça, j’ai l’air

De respirer le bonheur

Même si parfois, j’ai l’ vague à l’âme

Quand je pense encore à cette dame

Qui m’a fait naître sans bonheur

Mais on n’a vraiment pas besoin

De deux mamans et la mienne

Me fait grandir avec soin

Grandes attentions et sans haine

Leur fille, j’ai toujours été

Leur fille, je le resterai.


texte protégé 

 

 



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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 16:46
Quand le désir inassouvi d'enfant rencontre sasolution:

CE CADEAU LA

Quand on t’a dit t’es inféconde

Tu pourras jamais être maman

Là tu te sens toute seule au monde

Mais toi, tu voulais des enfants

Et cela depuis fort longtemps

Et le parcours du combattant

A commencé pour des années

Où tu t’humilies en faisant

Toutes ces tentatives, ces essais

Toi, tu es là, tu t’écartèles

Les fécondations te martèlent

Toutes les sortes de procréations

F. i. v et autres inséminations

Tu les a bien toutes essayées

Et tu supportes tous les échecs

De toutes façons, faut vivre avec

Et la question « vous, c’est pour quand ? »

A force, tu ne la tolères plus

Quand pour avoir un p’tit enfant

Tu as mis ta chair, ton âme à nu

Et puis un jour, t’en as assez

De tous ces docteurs, d’ ces essais

Tu aspires à avoir la paix

Tu veux que l’on te laisse tranquille

Tu n’auras ni garçon ni fille

Et tant pis si tu es stérile

Tu arrêtes tous les traitements

Et tu te dis qu’il était temps

Parc’que ton couple a pris un coup

Avoir des relations sans envie

Juste parce qu’on vous l’avait dit

Que c’était l’heure et le moment

A force, ça vous a rendu fou

Et l’ couple est devenu dément

Il a fallu vous ressaisir

Refaire naître et jaillir l’désir

Un jour, suite à une émission

Vous avez parlé d’adoption

Et tu n’aurais jamais pensé

L’enfant d’une autre vouloir aimer

C’est d’venu fix’ment une idée

De l’idée est né le projet

Et ce fut une tout’ autre bataille

Vous avez troqué les docteurs

Pour les tribunaux et après

Trois années de heurs et malheurs

Vous avez enfin le papier

Celui qui décide de votre vie

Celui qui vous a réunis

Un autre combat a commencé

Aux pouponnières, orphelinats

Vous avez longtemps démarché

Jusqu’au jour où elle était là

Dans son berceau aux barreaux blancs

Elle semblait dire « je vous attends »

C’est elle, vous vous êtes reconnus

Vous séparer on pourra plus

Tu fais un pied de nez à ceux

Qui t’ont fait penser malgré eux

Que tu n’arriverais jamais

A élever un p’tit bébé

Quand tu serres ta fille dans tes bras

Maint’nant encore tu n’y crois pas

Et tu remercieras jamais

Assez le ciel de c’cadeau là.

texte protégé.

 

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